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Entrevue avec Stéfan M., le plus grand collectionneur de l’œuvre Clit’Art à ce jour


Cet article est la retranscription écrite d’une interview réalisée par visioconférence, le mercredi 5 mai 2021.

Stéfan est un ami de Dorian, l’un des deux cofondateurs de Clit’Art Bordeaux, et il est l’heureux possesseur de 10 œuvres Clit’Art, soit la totalité des 9 coloris composant à ce jour la collection permanente, auxquels s'ajoute l’œuvre Clit’Art dans son coloris Vert Pomme, exclusif au Pack « Printemps », disponible jusqu’au 21/06/2021 (Disponible ici).



Dorian : Salut Stéfan, nous allons peut-être commencer par te présenter ? Pour qu’on situe en quelques mots qui tu es.

Stéfan : Oui, bien sûr, je m’appelle Stéfan, j’ai 28 ans, et je suis Directeur artistique dans un cabinet spécialisé en architecture tertiaire, près de Lyon.


Dorian : Ok, ton métier donne déjà une idée de tes centres d’intérêts, d’ailleurs tu veux nous en dire plus sur tes passions ?

Stéfan : Entre autres choses, je suis passionné de sport et d’art.

En ce qui concerne l’art, puisque c’est le sujet du jour, je suis orienté art contemporain, plutôt qu’art classique, et une sensibilité particulière pour le pop art, avec l’usage qui est fait des couleurs vives. En revanche, je suis moins adepte du Street Art.

Dans le domaine de l’art contemporain et du pop art, j’aime particulièrement quand une œuvre fait un lien avec notre jeunesse, un écho rétro, comme le Pacman d’Orlinski.


Dorian : Notre création, l’œuvre Clit’Art, possède tous les marqueurs « art contemporain » et « pop art ».. C’est ce qui a porté notre inspiration et notre créativité. Ceci a dû jouer dans ta curiosité pour Clit’Art Bordeaux. Tu peux développer ceci ?

Stéfan : Oui, en fait mon intérêt se justifie doublement :

D’abord tu le sais, je suis sensible à l’art contemporain, on vient de l’évoquer ensemble, et sans prétention, je me qualifierais de collectionneur amateur de pièces d’art contemporain. Avec ma compagne, nous avons actuellement 39 œuvres uniques, (dont une en doublon, donc 40 pièces au total) en ce compris mes 10 œuvres Clit’Art.

Dorian : Ce qui représente actuellement 25% de ta collection !

Stéfan : Oui c’est vrai, et ce n’est que le début !

Le second aspect qui a justifié ma démarche est notre amitié, évidemment. Déjà, c’est parce que tu me parles de tes projets que j’ai pu découvrir l’œuvre Clit’Art, sinon je serais probablement passé à côté, en tout cas, je ne l’aurais pas connue si tôt. Mais le passage à l’acte n’est pas guidé uniquement par le soutien que je voulais t’apporter en tant qu’ami. C’est que tu touches en plein cœur l’une de mes principales passions. J’avais donc toutes les raisons de me procurer dès que possible la collection complète des œuvres Clit’Art.

Je suis très heureux d’avoir ces œuvres chez moi, qui viennent enrichir ma collection.

Photo de sa collection d'œuvres Clit'Art prise par Stéfan



Dorian : Qu’est ce qui te plaît dans la démarche qu’on développe avec Clit’Art Bordeaux ?

Stéfan : C’est vraiment le côté artistique, coloré, pop, petit objet à collectionner qui m’a touché et qui m’a entraîné. On peut dire que je suis atteint de collectionnite, et ce depuis tout petit : quand j’ai un ou deux exemplaires d’une série, j’ai envie d’avoir le troisième, le quatrième, et si possible toute la collection !

Dorian : Tu sais que pour nous, certes il y a le premier pilier artistique, sans quoi le projet ne serait rien, mais il y a aussi ce second pilier de se placer en alliés du féminisme ?

Stéfan : Oui, je ne l’ai évidemment pas manqué, mais je me dois d’être honnête et avouer que ce n’est pas tant l'aspect féministe qui m’a donné envie, que l'aspect artistique de votre démarche. Je n’y suis pas opposé pour autant, au contraire je salue les positions qui sont prises dans l’entreprise Clit’Art. Notamment ce qui m’a marqué et que je trouve très positif, c’est le fait qu’il soit prévu de reverser une partie des bénéfices sur la vente des Editions Privilèges. Je sais que j’ai acheté une œuvre porteuse de sens, en plus d’avoir été séduit par une esthétique, ce qui m’apporte une grande satisfaction.


Je suis plus touché par la pédagogie que vous faites autour du clitoris, où vous présentez les choses, que vous en expliquez l’historique. [Note : Stéfan fait référence à l'article sur notre blog : "Le Clitoris : Rencontre avec le plaisir"]. C’est en lien direct avec votre démarche, et qui explique la raison d’être de l’œuvre. A mon sens, développer le soutien et la pédagogie relative à la féminité, c’est hyper important !



Dorian : Est-ce que tu te retrouves dans les valeurs de Clit’Art Bordeaux ? Ce qu’on présente sur notre site www.clitart.fr et sur notre page Instagram @clitart.bordeaux comme nos fondamentaux.


Stéfan :

Je trouve l’aspect « Home Made » assez intéressant. Ce qui est dommage, c’est qu’on ne le voit pas assez. J’ai la sensation que le côté artisanal et régional n’est pas assez mis en avant. En plus, la fabrication locale à Bordeaux, ça me parle car je suis originaire du Bassin d’Arcachon (NB : proche de Bordeaux), donc la localisation de la production et de l’entreprise a du sens, pour qu’on puisse visualiser plus facilement l’aspect local.

Vue du Monument aux Girondins, Place des Quinconces


L’aspect artisanal de la fabrication ne ressort pas suffisamment, car vous ne communiquez que sur l’aspect fini du produit, qui est qualitatif, sans que l'on prenne parfaitement conscience de l’aspect production préalable. Le fait de voir des éléments du processus créatif et de conception auraient pu me toucher. Montrer ceci pourrait aiguiser la curiosité des gens. Par exemple, les prototypes qui ont échoué, les couleurs qui ont été testées et qui n’ont pas été retenues... bref, raconter l’histoire de la pièce et de la création. L’aspect créatif m’intéresse particulièrement et c’est d’ailleurs mon quotidien avec mon métier.



Dorian : Merci pour ton avis très constructif. Autre chose : Comment perçois-tu le fait que la base du processus de fabrication de l’œuvre Clit’Art soit l’impression 3D ? N’as-tu pas le sentiment que le travail à la main et artisanal qui est fait derrière (qui est au demeurant très conséquent et prend beaucoup de temps !) est un peu travesti par ce mélange de genres « machine – homme » ?

Stéfan : Alors non, pour moi, le fait d’avoir l’utilisation de la machine d’impression 3D en amont ne va pas travestir l’aspect création humaine. Au contraire, je vois avant tout dans vos œuvres l’aspect unique de chacune d’elles qui découle de l’intervention de la main de l’homme. Personne n’a la même pièce entre les mains ! C’est indispensable pour être qualifié de création artistique unique, ce qui est bien le cas ici, c’est un atout.


Le travail est certes dégrossi avec l’automatisme, mais c’est précisé par la touche humaine, et c’est ce qui compte. Ce n’est jamais que le principe ancestral du moule, et ceci ne rend pas la création industrialisée pour autant. Pour une œuvre qui est à collectionner, comme l’œuvre Clit’Art, avoir une base provenant d’un patron ou d’un moule est d’ailleurs indispensable pour avoir une homogénéité minimale entre les pièces.


Dorian : Merci d’avoir partagé ta perception de cette alliance entre technologie et artisanat, c’est exactement la vision que nous voulions partager, et je suis donc ravi qu’elle puisse être perçue comme telle. Je voudrais avoir ton avis sur l’image que renvoie la jeune entreprise Clit’Art Bordeaux.

Stéfan : Sur la question des valeurs, on vient d’en parler, mais concernant la communication que vous faites, j’ai un avis dont je veux te faire part : à mon goût, le fait de ne pas voir les humains (vous !) derrière le produit a un impact psychologique sur la perception qui en est faite. La personnification est essentielle pour se familiariser avec une entreprise. Il serait donc intéressant de vous voir, de faire une interview vidéo par exemple, ou un « mot des fondateurs ».


Dorian : Effectivement, entre le fait de vouloir mettre en avant notre création et uniquement notre création, et la crainte à se mettre en lumière personnellement sur les réseaux, nous n’avons pas mis nos personnes en avant, c’est à étudier.

En parlant de mettre en avant l’œuvre Clit’Art, il y a en a une sur laquelle on reste encore assez discret : c’est l’Edition Privilège, que nous voulons proposer pour la rentrée 2021, tu en penses quoi ?


Stéfan : J’adore cette finition chromée que vous voulez proposer, le rendu quasi-miroir est vraiment attirant. Tu te doutes, je ferai partie de ses futurs propriétaires !

Dorian : Je n’en doute pas, tu vas garder ton titre de plus grand collectionneur de l’œuvre Clit’Art. Mais tu sais que son prix sera nécessairement plus élevé que celui de la collection permanente ?

Stéfan : Oui ça me paraît normal, mais pour expliquer un prix plus élevé pour l’Edition Privilège, je considère, qu’en plus de l’aspect limité de l'œuvre, ceci doit se justifier aussi au niveau de la qualité du matériau voire des techniques particulières employées dans sa fabrication.

Dorian : Justement, il s’agit d’un chromage par projection qui a un coût de réalisation plus élevé que la finition laquée de la collection permanente, qui implique d’ailleurs l’intervention d’un second atelier spécifique dans la maîtrise de ce procédé technique, et une limitation de la quantité qui peut être produite en un temps raisonnable.

Stéfan : Alors là, pour moi, le fait qu’il faille faire appel à deux ateliers différents a un impact réel sur le coût perçu, comme je te le disais tout à l’heure. On comprend que le parcours de production de l’Edition Privilège est plus élaboré : le fait qu’il y ait un processus de fabrication plus difficile à mettre en œuvre explique sa particularité. Dans ce cas, il faut faire savoir et communiquer sur le fait que les méthodes de production sont plus lourdes à mettre en place, plus complexes, et donc par voie de conséquence plus coûteuses, en plus d’avoir un rendu vraiment superbe sur l’œuvre finale. J’y pense, sur l’aspect différenciant, je dois reconnaître qu’on voit quand même que c’est une œuvre à part, grâce au don que vous faites à une association sur chaque Edition Privilège commandée. Il me tarde de l’avoir entre les mains en tout cas !



Dorian : Ne t’en fais pas, ta réservation est prise ! Sinon, pour finir cette riche conversation, aurais-tu des idées personnelles de variantes de l’œuvre ou de produits dérivés ? Par exemple, tu sais qu’on propose depuis peu des stickers dans un esprit de tradition collage urbain.


Stéfan : L’idée des produits dérivés, je trouve ça sympa, c’est un vrai atout de marque. Sachant que je suis assez fan des goodies d’un produit ou d’une œuvre que j’aime, je serai à fond dedans…

J’ai énormément d’idée de variante de l’œuvre actuelle. Avec l’utilisation de matériaux, nobles : en bois, en cristal, en verre, ou des métaux. J’aimerais beaucoup voir des tailles différentes aussi, par exemple un triptyque d’œuvres en gigogne avec trois tailles croissantes.

En produits dérivés, me vient en tête directement des porte-clés d’une mini-œuvre Clit’Art. Ce serait top.


Dorian : Merci Stéfan pour le temps que tu m’as accordé pour jouer le jeu de l’interview, exercice inhabituel tant pour toi que pour moi.

Pour réellement finir ce moment ensemble, je suis très heureux de te proposer de devenir le premier ambassadeur de Clit’Art Bordeaux. Comme tu l’as si bien dit, faire connaître la création est un enjeu en soit et un véritable travail de fond. Est-ce que tu veux faire partie de l’aventure ?

Stéfan : Clairement ! Je suis vraiment content que tu me fasses cette proposition, et je te confirme que ça me plairait beaucoup. J’aime parler des œuvres artistiques, d’art en général. Je me répète en te disant que c’est ma passion, donc pour moi en parler est naturel. Je serai donc ravi de présenter l’œuvre à des amis, des collègues, etc. C’est très cohérent avec ma personnalité, je n’ai aucune crainte à en parler, bien au contraire.


Dorian : Merci à toi, nous sommes très content de te faire participer à cette aventure. Bonne soirée !


Stéfan : Avec plaisir, Salut Dorian !




Si vous voulez contacter Stéfan, pour avoir son témoignage sur l’œuvre Clit’Art, vous pouvez le contacter

sur Instagram @stefan__tastic.


Et en tant qu’AMBASSADEUR Clit'Art Bordeaux,

il se pourrait qu’il vous fasse profiter d’offres spéciales !

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